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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 19:26

http://nsm04.casimages.com/img/2010/10/28/101028062508687577010087.png


 

« La surprise est l’épreuve du vrai courage »
Aristote

 

 

      Un chemin bordé de cerisiers en fleurs laisse apparaitre un portail en fer forgé. Ce bâtiment imposant paraît plus blanc que tous les autres jours. Un soleil éclatant rebondit ses rayons sur les murs. Les fenêtres sont ouvertes sur la majorité des étages où des cours ont lieu. La cours est vide de vie humaine. Seuls les oiseaux s’égosillent dans l’ombre que leur  procure les arbres majestueux et en fleurs. Les bancs vides et chauffés n’ont aucun occupant, quel qu’il soit.

      En fait, cela n’est rien d’autre que mon lycée. Certains voient en ce lieu si simple et banal une chance immense à cause de la cours qui nous ai donné. D’une certaine manière, quand on voit le genre de l’établissement, il pourrait même faire mieux… La seule chose qui m’est agréable ici, le pourquoi je viens avec un minimum d’entrain alors que je ne devrais pourtant pas en avoir, c’est la possibilité de voir Izumi, ma meilleure amie. Pourtant, il allait bien falloir un jour qu’elle ne soit plus seule…




                                                                                                                        26 Juin 20xx
                                                                                                                              Lycée xxx
                                                                                                                                     8h00

      Lundi matin, nouvelle semaine. Même cours, même élèves, même professeurs.
La sonnerie retentie d’un son on ne peut plus synthétique. J’avoue que le weekend passé a été assez impressionnant. J’ai été assez énervé pour ne pas avoir vu les minutes s’accumuler. Seul le moment où mes parents ont été ensemble dans le salon m’est paru durer des heures. Eux qui ne sont jamais là, pourquoi fallait-il qu’ils se rencontrent ce jour. Les disputes sont tellement quotidiennes que je n’arrive pas à me souvenir d’un simple moment où nous avons pus être heureux tous les trois, je ne me souviens plus de la moue légèrement agacée de ma mère quand mon père et moi ne parlions pas en japonais mais en français devant elle, je ne me souviens plus d’avoir été un jour embrassé par eux et ressentir cette chaleur réconfortante. J’ai finis par oublier et être aussi froide qu’une pierre. Et je ne pensais vraiment pas qu’un jour j’aurai pus avoir la chance de savoir réellement ce qu’était de vivre et non pas seulement avoir un corps dans lequel bat un cœur.

      « - Hey ! Naooo ! cria une personne derrière moi. Sa voix m’était si familière que je n’avais pas besoin de me retourner pour savoir de qui il s’agissait. Arrivé à mon niveau, elle me prit la main. Ca avait toujours le don de m’étonner mais j’avais finis par en avoir à peut prêt l’habitude. Pendant que nous parlions, nous continuions notre chemin jusqu’à notre salle de cours.
      - Alors ton weekend ?
      - Oh ! Euh….
      - Ne me dis pas que tu es encore restée à rien faire ? Tu n’es même pas sortie un peu ?
      - « Rien faire » c’est un peu exagéré non ? Ce n’est pas comme si je ne faisais rien… »

      A chaque fois que nous avons ce genre de discussion je ne peux m’empêcher de penser à mon travail. Pour les autres, en plus d’être quelqu’un qui semble être associable ou antipathique, ce qui en réalité est une mauvaise traduction de mes vrais sentiments, je serai apparemment une fille sans intérêt, qui n’aime pas communiquer et ne veux pas s’allier aux autres. Il n’y a pas à dire, je n’ai vraiment rien à faire dans ce lycée….

      Les couloirs étaient encore bondés mais les élèves restaient devant leur salle de classe. La moitié était cependant déjà rentrée à l’intérieur avec un cahier, un livre ouvert devant eux. La volonté de toujours vouloir être au top de la liste des élèves était parfois massacrante et généralement, que l’on fasse tous les efforts ou non, les trois premiers élèves étaient toujours les même. Tout le temps le même numéro un, Jun Kamazu, le président des élèves. Il avait ce côté studieux et rebelle qui était extrêmement contradictoire. Effrayant et accueillant. C’était ce qui attirait tant les gens et qui faisait que tous lui faisait confiance et le craignant en même temps. Selon moi, il a surtout trop d’estime de lui. Tout le monde dans l’établissement, et surtout notre cher directeur, est au courant de la succession des entreprises de son père. Le futur dirigeant ? C’est lui.

      Izumi c’était assise à sa table. Je déposai mon sac sur celle d’à côté, qui n’était autre que mon emplacement. Nous avions eu de la chance d’être à côté, du moins c’était ce que nous avions pensé au début. Tout ici étant prohibé, nous n’avions même pas le droit de nous prêter un simple tube de colle. La personne se trouvant devant elle n’étant pas encore là, je m’adossais contre sa table, bras croisés. Parfois, j’enviais vraiment Izumi. D’une certaine façon, on pouvait dire qu’elle rayonnait. Elle avait un frère plus jeune qu’elle. Un frère… Si chanceuse… Quand j’allais chez eux et que je le voyais, j’avais terriblement mal au cœur. C’était quelque chose que je ne pouvais m’empêcher. Ne pouvant supprimer ce sentiment, j’avais appris au moins à le cacher. Hormis Izumi, personne n’était au courant...
      A la deuxième sonnerie, le professeur arriva dans la classe. J’avais tout de même un bon emplacement, prêt de la fenêtre. J’avais l’habitude de regarder à travers lors des cours les plus ennuyeux, ce qui me valait parfois quelque problème. Souvent rappelée à l’ordre, je passais alors au tableau comme punition. C’était clairement très drôle quand je n’avais pas la moindre idée du thème du cours. Enfin, drôle pour certains mais qui accentuai encore plus mon agacement.  Une fois assise, et de même pour tous les autres, le professeur commença l’appel. Dehors, rien n’avait changé. Une cours toujours aussi vide et remplit de couleurs vives. Avant de reprendre ce début de semaine, Izumi m’avait bien aidé à oublier les quelques soucis quotidiens. Un moment de repos, c’était si agréable… Je ne pouvais pas vraiment partager mes problèmes avec elle. Je ne pouvais pas, ou je ne le voulais peut-être pas non plus. Ce qui était sûr, c’était que je ne souhaitai pas qu’elle le revive de nouveau. Et le pire surtout, c’est qu’elle risquerait de le dire à quelqu’un. Plus tête en l’air, ce n’est pas possible….


                                                                                                                                     12h00


      Cette matinée était passée sans véritable problème. Bien entendu, j’ai bien du être appelé au moins une fois pour faire un exercice sur ce cher tableau noir. Soit c’est le lycée en général, soit seulement les professeurs, mais ils ne m’aiment pas. De toute façon  je leur rends bien. Le simple fait de ne pas respecter le règlement intérieur devrait être une honte pour chaque élève, sauf pour moi apparemment. Vu le temps chaud dont nous avions le droit aujoud’hui, autant en profiter pour sortir manger dehors. Enfin manger dehors était une trop grande expression. Nous étions obligés d’aller soit à la cafétéria de l’établissement soit d’apporter nous même nos bentôs. C’était ce que nous avions décidé de faire avec Izumi. Personne ne pouvait ainsi nous empêcher de prendre quoique se soit, ou d’assister à des échanges. Les échanges consistaient à ce que les futurs héritiers, quelqu’ils soient, fassent eux-même des affaires en concluant de futurs accords. C’était vraiment très… Pompeux. Tout le monde était au courant de cette pratique, et personne dans les dirigeants du lycée n’avait l’air d’être contre. Ce n’était pas vraiment compliqué à comprendre pourquoi. Ecole pompeuse, concept pompeux.
      Le dernier enseignant de la matinée que nous avons le lundi avait beau être barbant, il n’était pas si agaçant que ça. Avec lui, nous partions toujours cinq minutes avant la fin des cours. Grâce à ça, nous avons la chance immense de trouver un banc à l’ombre d’un cerisier.

      « - Aahh… Enfin sortit…
      - Fait semblant de t’intéresser au cours si tu veux mon avis, ça t’évitera de passer au tableau.
      - Faire semblant ou pas n’a pas trop d’importance avec eux. Ils savent que je n’en ai rien à faire.
      - Dit dit dit ! reprit Izumi sur un ton plus enfantin, de la même manière quand elle veut changer de sujet. Tu as fait quoi pour ton bentô cette fois ci ?
      - Um, fut sur le coup la seule chose dont j’ai été capable de dire. Ce n’était pourtant pas un sujet si sérieux les cours non ?
      - Montre-moi !
      - Des oneegiri, des saucisses en poulpe et en crabe. Un peu de carotte et de  concombre.
      - T’as décidé de faire un régime ou quoi ?  Ou… Attend, pourquoi aurais-tu décidé de faire un régime si soudainement ? finit-elle par demander avec un ton… Pas sérieux du tout et que je connaissais déjà que trop bien.
      - De 1 parce que ça me suffit entièrement et de 2… Non Izumi, personne ne m’intéresse actuellement. Et surtout pas ici ! Je n’ai franchement pas l’intention de terminer avec un type qui ne pense qu’aux affaires constamment. Je parie qu’ils doivent être somnambules. Je suis pratiquement sûre que même en dormant ils seraient capable d’aller à un rendez-vous pour conclure un contrat…
      - Tu es trop dure avec eux ! Je suis sûre qu’ils ne sont pas tous comme ça.
      - Ah oui ? Qui alors ? Qui ne seraient pas comme chez les fils à papa ? C’est un établissement seulement pour les petits pompeux et qui en plus se croient tout permis. Regarde Jun Kamazu. C’est l’image même du fils doré. Il n’y a pas mieux.
      - Bien bien, c’est ce qu’on verra. Je te parie ce que tu veux que tu trouveras bien quelqu’un ici et certainement pas autre part.
      - Tu es trop sure de toi.
      - Tu ne veux pas jouer cette fois-ci ?
      - D’accord, marché conclu.»

      La voir rire pour un marché aussi stupide que celui-ci était amusant en soit. Un jeu idiot de temps à autre ne pouvait pas nous faire de mal de toute façon. En réalité, j’étais sûre de gagner. Etant en deuxième année, il était déjà pour moi hors de question d’en prendre de première. Oui, j’ai moi-même des règles que je me suis promis de suivre. Après, un troisième année pourquoi pas. Le problème avec eux c’est qu’ils sont soit tous déjà en train d’étudier pour l’examen de fin d’année, qui est dans très longtemps, ou alors ils font justement partis de ces si gentils entrepreneurs… Le réel souci avec ce pari c’est que je ne suis pas sûre des réelles motivations d’Izumi. Nous en avions déjà parlé à plusieurs reprises mais c’était totalement différent. Généralement, elle est beaucoup plus directe. Elle aimerait que j’arrête de vouloir être seule. Comment lui dire que ma solitude est voulue ? Que je vois en elle le meilleur repos que je puisse avoir ? Qu’en réalité, c’est la seule chose dont j’ai le droit de posséder ? Quiconque à le droit d’être avec d’autre si au moins cette personne était capable de les garder. J’ai perdu mes parents mais le pire qu’il n’aurait jamais pu m’arriver, c’est que je l’ai perdu lui…
      En soit je dois faire simple avec les personnes qui m’entourent et c’est pour ça que je me suis toujours entendue avec Izumi. D’une certaine manière, je dois vraiment être possessive. Cela me fait rire quand je repense aux moments où je la protégeais contre les garçons qui en avaient après elle. Le problème c’est qu’elle est trop naïve sur le caractère des gens et certains en ont déjà profité pour le tourner à leur avantage. Je ne peux pas laisser ça recommencer. Elle est un peu comme ma sœur, bien qu’en toute franchise, cela me fait bizarre de devoir le dire.


                                                                                                                16h00


       Les heures de cours se succèdent, toutes me mettant plus au supplice les unes que les autres. Je suis réellement pressée d’avoir mon diplôme de fin d’année, pressée d’aller à l’université, pressée de travailler et de pouvoir vivre par moi-même. Actuellement, je ne sais pas encore ce que j’aimerai étudier après le lycée. Le travail que je me suis forcée à avoir, ou plutôt que j’ai tout fait pour le décrocher, n’est qu’un passe-temps. A priori, je n’ai pas l’intention de continuer, c’est seulement pour avoir de l’argent. C’est d’ailleurs pour cela que j’y retourne se soir, que j’y retournerai demain et après-demain jusqu’à vendredi soir pour ensuite un weekend de repos. Terminer tous les jours après minuit n’est pas chose facile, surtout avec mes parents. Alors assez souvent, je dors chez Izumi.
      Cette fois-ci, nous avons du changer de classe pour prendre celle exclusivement utilisée pour la physique et la chimie. Pas de chance pour moi, c’est chimie cette semaine. Une fois que le professeur entra, le silence fut automatiquement le maître mot. C’est un professeur assez étrange à première vue. On est bien tous d’accord qu’il est quand même bizarre. Enfin tous… Quelques inéluctables filles qui eux ont plus l’adjectif « mystérieux » dans la bouche. A savoir ce qu’elles ont dans le crâne par contre, c’est une autre affaire.

      « - Rangez vos affaires.
      - C’est pas vrai… murmurais-je pour moi seule mais que ma voisine pouvait entendre.
      - Sensei ! crièrent les élèves pour la plupart mécontents face à cette nouvelle. »

      En réalité, je restais de marbre. Une bonne note, une salle note, tant pis. Personnellement, depuis ma première année, j’ai toujours été 15ème au classement du lycée toutes classes confondues et c’est une place qui me va très bien. Certes je n’aime pas les cours mais ça ne veux pas dire que je suis une mauvaise élève… Cependant, il fallait bien que je ressemble à un peu au reste de la classe pour passer inaperçu. Je m’attachais les cheveux en hauteur, attendant que la feuille soit distribuée pour commencer et ainsi finir rapidement. Une fois que tout le monde fut en possession d’une, il nous autorisa à commencer. C’était sûr, ça n’allait jamais me servir mais bon, c’était toujours intéressant, en tout cas assez pour que je trouve ce devoir facile.
      Nous avions toute l’heure devant nous pour terminer, largement assez. Trente minutes après avoir commencé, je me permis de prendre une pause. Posant mon stylo, je détendis mes jambes en passant mes mains sur mon visage. Par habitude dans ces moments, je regardais les autres, leur façon de se pencher sur leur feuille. Certains écrivant tout sur leur brouillant avant de remettre au propre, d’autre allant à toute allure comme si l’heure donnée leur était insuffisante. Je relevais la tête vers le plafond puis abaissa mes yeux vers le seul adulte de cette salle. Mon regard se bloqua. Impossible. Incroyable ! Je devais être dans un rêve. Je venais certainement de m’endormir ! Lui qui me paraissait bizarre, étrange, rien d‘autre qu’un type à lunette qui devait avoir une coupe au bol étant adolescent, plongé dans des livres de sciences. Ce même professeur qui était entré dans notre salle de cours n’était plus le même. L’espace d’un instant, il avait enlevé ses lunettes et redressé ses cheveux qui s’étaient mis devant ses yeux. Ce n’était plus lui ! Il était devenu un autre homme en quelques secondes.

      "Ce n’est pas tout à fait votre prestation qui m’a impressionné mais plutôt le fait que vous soyez si différente, c’était réellement surprenant."

      Ca ne faisait aucun doute, la personne que j’avais rencontrée au bar dans la nuit de vendredi n’était autre que celle que j’avais devant moi ! J’avais le souffle coupé, les mains moites et tremblantes. Un professeur de mon lycée ayant connaissance de mon travail ! C’était formellement interdit d’avoir un job à mi-temps ! J’allais être viré du lycée, mes parents seraient mis au courant ! Ca ne pouvait pas, ça ne se pouvait pas. Il le savait ! Depuis le début il avait su qui j’étais ! Il s’en était même amusé !
      Le bruit du stylo tombant au sol me tira de ma torpeur et j’en profitais pour baisser rapidement le regard. Je me baissais doucement pour avoir la certitude une fois relevée que tout ça n’avait été qu’un mirage. Une main passa devant moi pour le ramasser et me le tendis. Je tournais les yeux vers cette personne. Izumi me regardais inquiète. Je devais paraître bien pâle à cet instant. Je me ressaisis et lui souri en remerciement et pour lui faire comprendre que tout allait bien. Elle retourna alors sur sa feuille et je retournais sur la mienne. L’espace d’un moment j’étais effrayée de devoir relever une nouvelle fois la tête vers lui. Et si c’était vrai ? Si c’était vraiment lui ? Je devais m’en assurer !
Il regardait alors dans ma direction avec un petit sourire au coin comme pour me dire "Trouvé !", un signe qui ne me fit plus hésiter ! C'était lui vraiment lui !

      La sonnerie retentie pour annoncer la fin de la journée. Mon cœur en fit un bon. Je voulais partir le plus vite possible ! Il fallait que je fasse comme si je ne l’avais pas remarqué. Peut-être que plus souvent je l’éviterai, moins vite je plongerai. C’était bien la première fois que je me voyais dans cet état ! A force de penser, je finis par remarquer que j’étais restée la dernière dans la salle. Izumi partait toujours avant moi étant donné qu’elle avait son frère à aller chercher. Je m’avançais vers la sortie, sans aucune intention de le regarder.

      « - C'était intéressant n'est-ce pas ? »

      Je ressentais une envie de fuir comme un animal pourchassé par son plus grand prédateur ! Il ne chercha pas à m'arrêter pour autant. Une fois loin de la salle dans les couloirs, je me dépêchais de sortir de l’établissement. Il fallait que j’en sorte. Je me sentais étouffer, emprisonner. Je finis par courir pour arriver jusqu’au portail. Les mains sur les genoux, je repris mon souffle. Avant de partir définitivement, je jetai un dernier coup d’œil derrière moi  puis repartie tout aussi rapidement.

      J’avais la mauvaise sensation que, en réalité,  mon calvaire ne faisait que commencer…

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Publié par Shiro-to-Kuro - dans Partie Délire
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 15:24

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[Note : Cliquez sur les titres des chansons pour les écouter]

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« Les apparences plus que les réalités gouvernent le monde ; il est donc aussi important de connaître les choses en apparence que de les connaître réellement. » Daniel Webtser

 

 

 

 

     L’odeur des cigarettes dans une pièce gigantesque décorée de tables rondes, de fauteuils en velours rouges foncés, de rideaux gris anthracite tirés. Des serveurs en uniformes adaptés – costume et cravate noire accompagné d’une chemise blanche - , des clients assis et penchés vers la personne à leur côté ou au dessus de leur verre au bar.
     Tel est l’endroit où je travaille 4 soirs par semaine…
     Malgré les apparences, il n’y a rien en rapport avec les yakuzas, les mafieux… C’est un bar sécurisé et tout à fait acceptable où il est bon de passer des moments entre amis ou pour un couple et où la discrétion est de mise. Pour autant, il reste interdit aux mineurs…
     Je ne suis pas serveuse, les plateaux auraient vite atterri par terre. J’occupe un poste bien différent. Je suis chanteuse. Je ne travaille pas parce que j’ai réellement besoin d’argent – il me suffirait d’en demander à un membre de ma famille.  Je suis ici par ennui…
     Ce soir est un autre de ces soirs, comme n’importe quel autre. D’abord excitant, puis relaxant et apaisant avant de revenir à un niveau d’excitation quand vient la pensée de devoir rentrer.
     Il n’aurait pas du en être autrement. Et pourtant….

 

  ______________________________________________________

 

 

23 juin 20xx

Tokyo  

 

 

     Une sonnerie retentissante, des raclements de chaises. Tout cela n’est que le dernier refrain  annonçant la fin d’une journée de cours. Aujourd’hui est le début d’un week-end attendu. Tous les élèves du lycée où je suis ont bien une idée de comment passer ces deux jours de repos mérités. Certains ont rendez-vous avec leur petit(e)-ami(e), d’autre vont les passer entre amis, d’autre encore iront voir de la famille ou étudieront simplement. Il ne serait possible de dire en revanche que certains travailleront à temps pleins dans un job qu’ils auraient réussi à trouver. Il est bien expliqué à chaque début d’année et a été inclus directement dans le règlement intérieur : le travail à mi-temps est interdit.


    Cela ne m’aura pas du tout empêché de le faire. Il suffit juste d’être prudent. Dans tous les cas, même si je me faisais prendre, j’aurai certainement quelques heures de retenues… Ou une exclusion. Les humeurs du conseil d’administration du lycée étant assez divers, il est parfois difficile de prévoir leur jugement. Il en va presque de même pour le conseil des élèves. Son président, Jun Kamazu, peut autant être votre meilleur ami que votre pire ennemi. Ne sachant réellement sur quel pied danser avec lui, il a récupéré cette réputation d’homme mystère qu’avait déjà son prédécesseur et qui fait que des hordes de filles lui tournent autour. On ne peut réellement rien y faire : quand un mouton commence à avancer d’un côté, les autres suivent indéniablement, peu importe les conséquences.


    De mon côté, je trouve tout cela extrêmement lassant. Je n’ai jamais voulu être dans ce lycée. Si cela n’avait tenu qu’à moi, je serai allée dans celui de mon quartier où tous ceux de mon collège étaient partis. Je les envie en réalité. Ce n’est pas comme si je n’avais personne là où j’étais mais je les considère plus comme des connaissances que des amis à proprement parler.


    Changement de métro, plusieurs stations supplémentaires, encore quinze à vingt minutes à pieds et je serai enfin chez moi. La maison étant bien entendu vide, je me dépêche d’aller dans ma chambre. Je trouvais derrière la porte la seule chose qui faisait que je restais encore chez moi, dans cette atmosphère si opprimante. Ma magnifique boule de poils, répondant sous le nom de Hikari. Elle avait de longs poils gris et blanc et dès que je fus rentrée dans ma chambre, elle s’avança vers moi, tournant et s’appuyant sur mes jambes. Après l’avoir prise rapidement dans mes bras, je la déposais à terre. Sous mon lit se trouve une grande boîte en fer grise fermée par un cadenas à code. Une fois ouverte, j’enfouis les affaires qui étaient pliées à l’intérieur dans un sac noir que je dépose sur mon lit. Ma chambre est on ne peut plus banale – mur blanc cassé, un lit simple, un bureau dans le coin, une armoire à deux portes - à la différence que j’ai refusé de mettre des posters de personnes célèbres et que j’aurai pu idolâtrer.  Je ne suis fan ni de rien, ni de personne. Une fois dévêtue dans la salle de bain, je rentre rapidement dans la douche pour me laver. Si le calcul est bon, il me reste encore dix minutes. Dix minutes durant lesquelles je me serai lavée, repartie dans la chambre en serviette de bain et en refermant la porte à clef, habillée, puis ressortie de la maison par ma fenêtre comme si de rien n‘était. Personne ne devait savoir ce que je faisais le soir. Cela n’avait rien à voir avec le lycée mais il était hors de question que mes parents se mêlent de cela. Ils étaient tellement occupés dans leur vie professionnelle que la petite fille que j’étais à l’époque avait vite compris que je passerai éternellement au deuxième plan. Cela ne m’avait jamais réellement blessée. C’était un fait, quelque chose de naturel. Après tout, je n’avais jamais rien connu d’autre. L’amour était pour moi un mot tout à fait inconnu et pour lequel il n’avait aucun sens. Nous dirons plutôt que j’aimais mes parents parce que ce sont mes parents, mais ne les connaissant moi-même pas plus qu’un étranger vivant sous le même toit, rien les concernant ne m’affectait. Si j’avais un jour expliqué cela à une personne extérieure, je serais certainement passée pour quelqu’un d’insensible.


    Il était à présent 16h23. Je commençais à 17h. Les rues étaient bondées de touristes, de collégiens, lycéens et étudiants quittant les cours. Les grandes avenues étant si bondées que j’évitais de les utiliser quand je portais ces vêtements. Un mini short en jean où quelques fils pendaient, un t-shirt à manches courtes qui laissait une épaule à découvert. De cette façon, avec les cheveux relevés en arrière et un peu de maquillage, je pouvais passer pour quelqu’un de plus vieux que je ne l’étais. Toutefois, si jamais une personne du lycée venait à me voir, il me reconnaîtrait certainement sur le champ. Je serrai les hanses de mon sac noir qui passait pour un sac à main et accélérai le pas. Les retards étaient totalement prohibés. J’avais déjà eu l’occasion de voir l’un des serveurs se faire virer pour un simple retard de cinq minutes. Je tenais à ce travail, je devais le garder !


    J’avançais de nouveau dans une petite ruelle où quelques personnes en train de fumer, une main dans les poches, se trouvaient accompagnées de bennes à ordures. J’avais l’habitude de les voir, bien que la première fois, ils m’étaient parus si étranges que j’avais presque couru vers la petite porte où devait entrer le personnel pour leur échapper.


    Montrant la fausse carte d’identité que j’avais fabriquée et sur laquelle était indiquée que j’étais âgée de vingt ans, je pus passer le vigile sans problème. Mes pas finirent par me mener automatiquement dans une petite salle qui servait en même temps de vestiaires pour les femmes. Ce soir était prévu comme une soirée pop/rock en ce qui concernait le thème musical. Il ne m’était pas forcément donnée de pouvoir chanter tout ce que l’on me demandait de telle sorte que parfois, mes soirs de travail par semaine étaient moins de quatre et qu’une autre personne devait me remplacer. J’étais toujours embarrassée lorsque c’était le cas et le plus souvent en colère contre moi-même. Cette manie de vouloir toujours me surpasser en chant était agaçante pour certains. Pour moi, ce n’était que des défis que je me devais d’accomplir. Cela donnait simplement un peu d’aventure dans une vie si linéaire. J’enfilais une paire de collant noir transparent, une robe à paillette bleue m’arrivant aux cuisses avec des manches descendant peu sur les épaules et sans grand décolleté. Je mis des chaussures ouvertes noires à talons et m’approchais ensuite du miroir à pieds se trouvant dans un coin. J’avais longtemps hésité la veille à prendre les chaussures bleues du même style que celle-ci pour revenir aux couleurs de la robe mais au final, le rendu n’était pas si mal. Ce qui était synonyme de vestiaire pour femme c’était tout le nécessaire de beauté. Ainsi, en sortant de mon sac une trousse à maquillage trouvée sur le marché, je m’assis sur une chaise en face d’un grand miroir entouré de petites ampoules jaunes, comme ce que l’on peut trouver dans les théâtres. Commençant d’abord par donner du volume à mes cheveux pour que cela ressemble à quelque chose de « sauvage », comme le disait les magazines, je m’attaquais au reste. Un teint plus net et plus blanc et accentuant les yeux par du crayon et du eye-liner noir. Il ne fallait pas grand-chose, mais cela était largement suffisant pour le thème de ce soir. Je regardai l’horloge au dessus de la porte. Il était l’heure. Avec les autres femmes présentes – serveuses ou musiciennes qui allaient m’accompagner et avec qui je m’entraînais pour les chansons de ce soir depuis le mois dernier- nous avons commencé à sortir une à une pour nous rendre dans la grande salle qui ouvrirait dans 5 minutes.


    Le patron des lieux voulait toujours nous parler un peu avant de commencer. Nous féliciter de la veille ou au contraire remettre quelques points en ordre. Cette fois-ci, nous avons eu la chance – l’honneur selon lui – d’être félicitées. A ce moment, je me sentis soulagée. A chaque fois que quelque chose de mauvais devait être dit, j’étais effrayée qu’il est pu découvrir la vérité sur mon âge et me virer sur le champ, sans aucune chance de revenir un jour. Il nous ordonna de trouver nos places en nous souhaitant bonne chance avant de repartir. Selon certains il ne faisait pas grand-chose, assis derrière son bureau. Pour ceux qui étaient moins illuminés et beaucoup plus réfléchis, ils savaient qu’il travaillait sur un nouveau projet, envoyait de nombreuses lettres et appelait certains de ses contacts d’affaires. Cela faisait dix ans qu’il avait monté ce club, alors qu’il était lui-même hôte à l’époque. Il était du genre à laisser la chance à tous ceux qui en avait besoin – tout en ayant l’âge requis.


    Alors que le maître d’hôtel prenait place près de l’entrée derrière un pupitre en bois lui arrivant à la taille et sur lequel reposait un cahier de format A4 où était dessiné des tableaux avec des noms à l’intérieur. Les habitués de ce bar avaient l’habitude de réserver un serveur qui leur plaisait en particulier. Quand aux autres, il y avait toujours, d’une façon ou d’une autre et même si c’était plein, une place où il était possible de les installer. Le bar était ouvert depuis une heure. Les tables rondes étaient complètes, le bar emplissait et de désemplissait au fur et à mesure de la descente des verres. La piste de danse, qui se situait juste devant la scène, n’était pas encore pleine. La plupart attendaient que les musiciens et les chanteurs arrivèrent pour commencer réellement à s’amuser. C’était ainsi, c’était maintenant à mon tour.


    Les lumières s’abaissèrent, les projecteurs n’éclairant plus que les instruments sur scène avec ceux qui allaient sortir le meilleur d’eux même. Quand à moi, j’étais sur le côté de la scène, dos contre le mur, un micro à la main. La pseudo mise en scène était toujours vue le weekend précédent et n’avait jamais rien de bien compliqué. Du moins pour quelqu’un qui avait de la mémoire.


    Claquement des mains, premières notes de la basse, quelques répétitions de notes et me voilà au chant. La lumière m’éclairait tandis que je commençais la première chanson choisie. Il s’agissait de Bitch des Plasticines. Nous avions décidés de nous ouvrir aux cultures des autres pays. C’est ainsi que je suis tombée sur ce groupe français apparut dans la série américaine Gossip Girl. J’avais appris à aimer cette chanson. Ce n’était pas comme si elle me ressemblait, loin de là. Pour pouvoir la chanter convenablement, j’avais du trouver la traduction en japonais. Je m’étais imaginée un personnage à jouer autour de cette chanson. C’était ce que je faisais. Je me permettais de regarder directement dans les yeux des hommes devant moi, de glisser à terre une main sur la scène lors des refrains, monter sur les enceintes lors des parties instrumentales. Tout cela avait eu son effet. Les clients dansaient tandis que les chansons défilaient.


    Pendant ce temps, un homme qui était arrivé depuis plusieurs minutes et qui s’était installé au bar avait les yeux fixés sur la jeune chanteuse, le verre arrêté devant ses lèvres. Le barman qui l’avait servi remarqua son intérêt.


    « - Vous n’avez aucune chance avec elle, intervint-t-il  
     - Pardon ? s’excusa le jeune homme feintant ne pas comprendre sa réflexion.
     - La chanteuse. Ce n’est pas comme si personne ne s’était déjà intéressé mais c’est elle qui ne s’intéresse à personne.
     - Um… fut la seule réponse du client à ce propos avant qu’il ne veuille se renseigner. Elle travaille ici depuis combien de temps ?
     - Ça doit bien faire 3 mois maintenant. On a eu de la chance, on cherchait une chanteuse depuis un bon moment. Toutes celles que nous avions d’abord auditionnées étaient beaucoup trop exigeantes soit sur leur salaire soit sur leur prestation.
     - Quelle âge a-t-elle ?
     - Vingt ans je crois.
     - Vingt ans ? Le bel âge… »

     Alors qu’il demanda un nouveau verre, son téléphone sonna. Il parla un certains temps, sembla se disputer. Une main se bouchant une oreille, il sortit un instant de la salle, un tampon sur la main attestant qu’il pourrait rentrer de nouveau.

 

   Les minutes passèrent, puis plus d’une heure plus tard, il rentra de nouveau. Il se rassit à la même place que précédemment et, d’un signe de main, un nouveau verre d’alcool se présenta devant lui.

 

    Le mini-concert se termina avec une chanson d’un chanteur japonais Tsuredzure naru hibi naredo de Miyavi. Un chanteur qui, même si je n’étais pas vraiment fan, j’affectionnais beaucoup. Sous les applaudissements, je pus remercier les personnes présentes et les informer que la prochaine soirée à thème musical serait pour le mois prochain à la même date. Je pus enfin me retirer. Une fois de retour dans le vestiaire, je m’assis à terre contre le mur et le sol froid. Alors que j’avais fermé les yeux un moment pour me détendre, je les rouvris en soulevant mon bras, le poing fermé.

     « -  Félicitation tout le monde ! »

     Les personnes ayant travaillées avec moi pouvaient à présent se reposer. D’autres musiciens et chanteurs allaient se succéder, puis, vers une heure du matin, un DJ viendrait prendre la relève. Ce bar – ou ce club pour certains – n’aillant pas de critère sur la façon dont on devait être habillé, j’en profitais pour remettre  les même vêtements dans lesquels j’étais arrivée quelques heures plus tôt. Bien que ce soit par politesse, il était parfois désagréable de voir beaucoup de monde autour de soi à vous remercier toutes les cinq minutes. Je laissai mes affaires dans le vestiaire et entrai de nouveau dans la grande salle. Je me dirigeai vers le bar. Plusieurs personnes y étaient déjà. Hiroshi, le barman, discutait avec un client, un jeune homme. Je m’assis un peu plus loin sur l’une des chaises hautes du comptoir. Alors que je n’avais encore rien demandé, un verre se posa devant moi.

     «  - Nouvelle touche on dirait, lui dit-il en hochant la tête vers la personne. »

     Il s’agissait du même client avec lequel il parlait tout à l’heure. Je ne le connaissais pas et généralement, les habitués ne restaient pas assis au bar. Je levais mon verre en sa direction avec un petit inclinement de tête pour le remercier. Quand je bu la première gorgée, je ne ressenti aucun goût d’alcool. Avec un bref regard vers Hiroshi, je compris qu’il en était la cause. Intérieurement, je le remerciais de ne pas en avoir mis. Pendant le temps que je mis à boire la moitié du verre et de le poser, il s’était assis sur le tabouret à ma droite. Physiquement, il n’était pas mal selon moi. Il portait un simple pantalon en jean avec un t-shirt et une veste en cuir. Il y avait si peu de lumière qu’il était impossible d’identifier les couleurs. Il portait également un collier avec un pendentif qui représentait une dent de requin.

     « - C’était une belle représentation, me félicita-t-il.
     - Merci. »

     Ce fut la seule chose que j’étais capable de lui dire. D’un autre côté, qu’aurais-je pu ajouter d’autre ? Après un verre offert et des félicitations, il allait certainement s’en aller. Bien qu’agréable à regarder, je ne souhaitais vraiment pas m’attarder avec des clients. Si jamais j’avais la malchance de le croiser de nouveau dans la rue alors que je serai en uniforme, je serai fichue. « Arrête de parler et souri. Au bout d’un moment, il finira bien par en avoir marre. » C’était ce que j’étais en train de penser, espérant fortement que ce soit vrai.

     « - C’était vraiment… Incroyable, continua-t-il en finissant avec un léger ricanement. Chose qui m’avait faite froncer les sourcils telle que je commençais à le trouver étranger. Étais-je tombée sur un fou ? Un psychopathe ?
     - Ce ne sont que des heures d’entraînements, ai-je fini par répondre par agacement.
     - Vous entraînez-vous pour tout de cette façon ? Vous devez avoir une vie tout à fait remarquable. »

     Je commençai à regarder Hiroshi avec insistance mais lui-même étant occupé avec d’autre personne, il ne pouvait pas comprendre que je lui demandais un peu d’aide. Espérant que Lui en revanche ne l’ai pas remarqué, je me retournai en descendant de mon tabouret.

     «  - Je vous remercie beaucoup d’être venu et d’avoir apprécié. N’hésitez pas à revenir nous voir, finis-je par lui dire en signe d’au revoir. Je m’inclinai puis commençai à faire demi-tour. Cependant, un bras entoura mes épaules.
     - Ce n’est pas tout à fait votre prestation qui m’a impressionné mais plutôt le fait que vous soyez si différente, ajouta-t-il à mon oreille. C’était réellement surprenant.
     - Pardon ? rétorquai-je surprise tant par le geste que par les paroles.
     - Ça ne fait aucun doute que je reviendrai, je ne peux pas manquer ça après tout. »

     Je n’avais pas eu le temps de répondre qu’il était déjà reparti au bar pour demander à payer. Quand à moi, je restais debout à l’endroit où il m’avait laissée, le regardant s’en aller vers la porte. Qu’est-ce que…. Que venait-il de se passer ? Était-ce réellement un fou  ou un psychopathe ? Ou avait-il juste voulu s’amuser en essayant de me troubler d’une manière ou d’une autre ?


    Bien, très bien ! Qu’il fasse ce qu’il veut ! De toute façon, il ne m’intéressait pas. Agacée, je repartis de nouveau dans le vestiaire, enfournai mes affaires et allai pointer ma sortie. Il était temps pour moi de rentrer et surtout, de rentrer le plus discrètement possible.  

 

A suivre...

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Publié par Shiro-to-Kuro - dans Partie Délire
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